jeudi 1 septembre 2016

⚓ J'ai jeté l'encre avec « Quitter le monde » de Douglas Kennedy


Présentation de l'escale :
" Je ne me marierai jamais et je n'aurai jamais d'enfants. " Lorsqu'elle prononce cet arrêt, Jane a 13 ans. Le lendemain matin, son père fait ses valises. Hasard ? Coïncidence ? Toute sa vie, Jane s'en mordra les doigts. De Harvard à Boston, des belles lettres aux manipulations boursières, tout ce qu'elle touche se dérobe. Et lorsque, enfin, la vie lui fait un cadeau, c'est pour le lui reprendre aussitôt. Alors Jane n'a qu'une obsession : fuir, n'importe où, hors du monde.


Organisateur : Éditions Pocket
Escale : Contemporaine
Encre : Format Poche
Nombre de vagues : 694
Prix du voyage : 8,50 €


Mon avis :
Bonjour mes petits matelots, je vous invite pour un voyage qui vous emmènera faire un tour d’horizon sur plusieurs destinations. La principale étant la douleur du personnage, Jane, une douleur qui va l’amener sur différentes voies… De ses études universitaires aux Etats-Unis à sa fuite au Canada en passant par une brève incursion dans le monde de la finance avec son premier emploi, l’auteur nous emporte dans le fou désir de Jane de quitter le monde…

Il faut dire que Jane part avec un lourd handicap dans la vie. A l’âge de 13 ans, cette phrase totalement anodine, surtout dans le contexte dans lequel elle a été dîtes, va la suivre pendant longtemps « Je ne ma marierai jamais et je n’aurai jamais d’enfants ». Le lendemain, son père prend le large et ne prend plus de nouvelle de Jane. Quant à sa mère, elle lui reprochera le départ de celui-ci à la moindre occasion. Jane va alors vivre dans le but de satisfaire ses parents, elle souhaite qu’ils soient fiers d’elle… Oui mais comment vivre, quand ce que l’on fait nous est dicter par les sentiments que l’on veut faire naître chez les autres ?
Je trouve que ce personnage s’en sort relativement bien, elle va connaître pas mal du coup du sors, mais elle va se relevé à chaque fois… jusqu’à ce fameux jour où la vie lui enlève ce qu’elle a de plus précieux. Elle va vouloir quitter le monde, mais quitter le monde n’est pas si facile.

Je me suis sentie très proche de ce personnage, il faut dire que nous avons quelque chose en commun. Le but de mon blog étant de parler du roman et non de ma vie, je vais passer sous silence ce point commun. Encore une fois, l’auteur se met dans la peau d’une femme, et je trouve qu’il touche juste, il arrive à refaire ressortir tous les sentiments que nous aurions pu ressentir en tant que femme dans ce genre de situation. Le seul reproche que je peux lui faire, c’est quelques longueurs dans la narration que je n’ai pas trouvé très utile au récit.

Le but, ce n’est pas seulement de passer par tous les ressentit du personnage, c’est aussi de conter son histoire. Et c’est là que certains passages peuvent être longs. Par exemple quand Jane va commencer à enseigner, nous avons le droit à tout un passage qui va détailler comment se passe certains de ses cours. Ou encore, nous avons le droit à un tout un spitch sur son premier travail dans le milieu de la finance et ses collègues de travail. C’est long, et totalement inutile, puisque cela ne nous apprend pas grand-chose, ou du moins des choses que je n’ai pas trouvé intéressante ; et surtout les personnages secondaires abordés n’apporte rien au personnage ou à l’histoire pour la plupart. Du coup c’est un peu dommage, car cela donne un coup de mou à la lecture, après cela ne m’a empêché d’apprécier le roman dans son ensemble.

En bref, malgré quelque longueur, je me suis passionnée pour cette histoire et ce personnage. Vous découvrirez la vie d’une personne qui n’a pas vécu des choses faciles, une facette bien sombre de la vie, mais derrière les ombres se cachent toujours un peu de lumière… J'espère que vous vous laisserez aussi emporter par cette histoire.

7 commentaires:

  1. J'ai un peu peur des longueurs, je pense que d'autres romans de l'auteur de conviendraient mieux !

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  2. Je n'ai toujours pas lu de livres de Douglas Kennedy pourtant, j'en ai plusieurs dans ma PAL. Quitter le monde à l'air pas mal aussi :)

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  3. Ce roman a l'air vraiment bien, je me demande comment la souffrance du personnage est traitée. :) Merci pour la découverte !

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  4. J'ai déjà lu un Kenney, et je n'ai pas du tout accroché (La femme du Ve), alors même si le personnage a l'air intéressant, je ne sais pas si j'arriverais à m'accrocher avec les longueurs. A voir. ^^ Contente qu'il t'ait plu en tout cas !

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  5. Tu me donnes très envie :)
    Je n'ai pas encore découvert cet auteur mais il serait temps !

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  6. Merci à tous pour vos commentaires :D

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